Le barbier de Chapora

Le bitume, six marches et derrière, le jaune,
Six mètres carrés, un miroir et deux trônes,
Assis qu’il était le barbier de Chapora,
Ses deux tongs, une main et les news de Goa.

L’homme plia son journal, le pied cadencé,
Derrière le mur sale, au sol, le papier,
Devant lui les fauteuils vides vieillissaient,
Avec eux c’est tout un monde qui s’en allait.

Nues étaient ses chevilles et plus haut le coton,
Visage et tronc, avait-il seulement un nom ?
Un passé, une voix, quel était son prénom ?
Une ombre moite dans le jaune du salon.

Les murs et le miroir et personne dedans,
Suspendues les aiguilles et avec elles le temps,
Au loin les clients et bientôt la poussière,
La vie d’un homme et disparaît la lumière.

Auteur : Jonathan Rochat

Profane et sacré, représentations et appropriations, processus de radicalisation, écologie et monnaies durables, autant de questions auxquelles je n'ai pas de réponses. Quelques portraits et paysages les accompagnent, je crois y être sensible.

2 réflexions sur « Le barbier de Chapora »

  1. Mon fils, comme ce que tu écris est beau. Destiné, par toi, à être publiés, tes écrits ne mourront pas. Nous continuerons à les faire vivre. Tu vivras au-delà de tout, sans forme, sans couleur, mais avec ton rire et la beauté de ton regard. Maman

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