La tourbe

Elles s’emballent dans le bain chaud et luisant,
Sachez-le, c’est ici que vivent les rugissants,
Tournent, volent, chantent les bielles en circulant,
La machine est lancée, ne reste que le vent.

Le vert puis le brun, le bleu et le noir enfin,
Têtes baissées elles foncent et par elles naît demain,
Les visages passent et les corps se courbent,
Rient et pleurent les âmes face à la tourbe.

Rien n’y fait, droit devant et les rêves s’en aller,
Avec eux le chemin et bientôt un sentier,
La forêt et après les feuilles le rocher,
Minéral et froid, patient, et peu nous sied.

Elles sont faites pour durer, et pour crever,
L’un et l’autre, l’un pour l’autre, comme une idée.
Couple éternel, il exige toujours son prix,
Parce que l’individu disparaît, la vie.

Auteur : Jonathan Rochat

Profane et sacré, représentations et appropriations, processus de radicalisation, écologie et monnaies durables, autant de questions auxquelles je n'ai pas de réponses. Quelques portraits et paysages les accompagnent, je crois y être sensible.

Une réflexion sur « La tourbe »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s