Amie d’un jour

Transparents, leurs bords se régalent de ma langue,
Le cœur laiteux, froid, ils disparaissent peu à peu,
Avec ma salive, coule à l’intérieur, coule
Et l’alcool se mélangent, en moi le fiel roule.

Je sais tout cela vain, comédie de la vie,
Je n’y puis rien, elle m’a embrassé, Tragédie,
Comme le glaçon dans le Tonic et le Gin,
A la fois geôlier et catin, Libertine.

Je me sers un verre, solitude que tu pèses,
Amie d’un jour, fière et droite, toi le mélèze,
Ton feuillage est noir et noire est ta dureté,
Je me sais à mes côtés, que je suis léger.

La nuit se lève, avec elle les âmes seules
Debout Satan ! mais de toi non, elles ne veulent,
Un monde où Dieu, oui Dieu, s’appellerait Eve.
C’est d’un soleil nouveau dont elles rêvent.

Auteur : Jonathan Rochat

Profane et sacré, représentations et appropriations, processus de radicalisation, écologie et monnaies durables, autant de questions auxquelles je n'ai pas de réponses. Quelques portraits et paysages les accompagnent, je crois y être sensible.

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