Cracher au loin

Des bras épais, tout se figeait,
Une main forte et tout revenait,
L’appel des cieux, j’étais en pleurs,
Patience, ce n’est pas mon heure.

La poitrine lasse, si lourde,
Les années passent, comme sourdes,
Demain n’est rien, ce n’est que vain,
Ma vie, tu n’es qu’une putain.

Du noir naît le blanc, dit Amen,
Nul ne l’attend, chacun sa peine,
Prier ou crier, sois damné,
À jamais j’irai sans cité.

Rêve fou de ne s’arrêter,
Il en va ainsi des marées,
Non, je ne suis pas de chair,
Je m’en vais traverser les ères.

Et ce destin que je sais mien,
Vanité, je me connais bien,
Sans elle pourtant je ne suis rien,
Ne pas crever, ô mon chemin.

A quoi bon vivre, ne rien laisser?
La majorité d’enfanter,
À mon tour d’éjaculer,
Au loin cracher une pensée.

Auteur : Jonathan Rochat

Profane et sacré, représentations et appropriations, processus de radicalisation, écologie et monnaies durables, autant de questions auxquelles je n'ai pas de réponses. Quelques portraits et paysages les accompagnent, je crois y être sensible.

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