Günther Anders, pensée…

La guerre par télé-meurtre qui vient sera la guerre la plus dénuée de haine qui ait jamais existé dans l’histoire. […] cette absence de haine sera l’absence de haine la plus inhumaine qui ait jamais existé; absence de haine et absence de scrupule ne feront plus qu’un.

Günther Anders, « L’homme sur le pont. Journal d’Hiroshima et de Nagasaki », in Hiroshima est partout, Seuil, 2008, p. 202.
 
Encore un mot: l’armée américaine (elle est la première, et c’est en cela uniquement qu’elle se distingue, les autres suivront) forme désormais plus de « techniciens » à même de piloter des drones que de pilotes d’avion de chasse. Décoller, naviguer, larguer, buter et atterrir, le tout depuis une console au fin fond du Nevada…

L’histoire a oublié Günther Anders. Ou presque. Jean-Pierre Dupuy lui rend un bel hommage, La marque du sacré, Carnets Nord, 2008.

Auteur : Jonathan Rochat

Profane et sacré, représentations et appropriations, processus de radicalisation, écologie et monnaies durables, autant de questions auxquelles je n'ai pas de réponses. Quelques portraits et paysages les accompagnent, je crois y être sensible.

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